Bonne annĂ©e ? đŸ€Ą

#009 – Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes

🎧 Écouter l’intro en version audio

Bonjour et bienvenue dans la premiÚre édition ANM de 2025 !

On vous souhaite avant tout une trĂšs bonne annĂ©e
 la santĂ©, l’amour et le bonheur, de la musique, toujours plus de musique, mais aussi de la douceur et du courage, de la gĂ©nĂ©rositĂ© et de l’impertinence, de la rĂ©silience et de l’humour (ça sert toujours l’humour).

Avec Clara, InĂšs et Lila, nous vous avons concoctĂ© une nouvelle missive Ă  l’image de ce dĂ©but d’annĂ©e : un clair-obscur dĂ©routant, un Ă©trange mĂ©lange de nouveaux dĂ©parts et de nouveaux repĂšres 
et une bonne dose de ressources complĂ©mentaires en sus.

Bonne lecture / écoute et RV le 15 février prochain !

Emily


Au programme de cette édition


Nos rubriques

🎧Écouter l’édito d’Emily en version audio

Un vent mauvais souffle au royaume du numérique, dont le nom rime avec Amérique


En vrac :

  • Fin de la neutralitĂ© du net aux Etats-Unis (suite Ă  une dĂ©cision d’une cour de justice le 2 janvier dernier)

  • Annonce de l’arrivĂ©e de profils IA sur Facebook (j’aurai peut-ĂȘtre l’occasion d’y revenir dans un prochain Ă©dito)

  • Fin du fact-checking chez les rĂ©seaux de Meta (Facebook, Instagram et Threads)

  • AllĂ©geance de son fondateur Ă  Donald Trump, mettant de facto son empire numĂ©rique Ă  son service en faisant sienne sa conception partiale et sĂ©lective de la libertĂ© d’expression et en nommant deux RĂ©publicains Ă  des postes clĂ©s, tels que le conseil d’administration et la direction des affaires publiques de Meta.

Depuis le 7 janvier 2025, il est donc possible sur Instagram, Facebook et Threads de publier (je les cite) de « la discrimination ou des insultes dans le contexte d’une discussion politique ou religieuse, tels que les droits des personnes transgenres, l’immigration ou l’homosexualitĂ©. Nos standards sont conçus pour laisser s’exprimer ce type de discours. »

Open Terms Archive, un logiciel libre qui combat l’opacitĂ© des conditions d’utilisation des « Big Tech » pour les rendre transparentes, a enquĂȘtĂ© et listĂ© le type de contenu haineux dĂ©sormais autorisĂ© Ă  polluer nos fils d’actualitĂ©, Ă  savoir :

· Faire des allĂ©gations de maladie mentale ou d’anormalitĂ© lorsqu’elles sont fondĂ©es sur le genre ou l’orientation sexuelle

· Comparer les femmes à « des biens » ou « des objets »

· Comparer « les personnes noires à du matériel agricole »

· Appeler à « expulser certains groupes »

· Publier des dĂ©clarations niant l’existence d’un groupe de personnes.

Cette liste abjecte est malheureusement loin d’ĂȘtre exhaustive.

Bref, c’est tellement horrifiant que mĂȘme le Quai d’Orsay s’en est diplomatiquement Ă©mu.

(Mon petit doigt me dit que « Eat the rich » serait totalement hors limites mais qui sait ? Il faudra tester pour ĂȘtre fixĂ©e.)

Ce n’est pourtant pas la premiĂšre fois que Facebook nous pose un vĂ©ritable cas de conscience. Avec Clara nous avions dĂ©jĂ  Ă©crit une tribune sur le problĂšme en juin 2020 (!) car il Ă©tait avĂ©rĂ© que la dĂ©sinformation sur Facebook avait contribuĂ© au gĂ©nocide de Rohingya au Myanmar. Relisez-lĂ  aujourd’hui : elle n’a malheureusement pas pris une ride.

Les nouvelles rĂšgles sur Meta posent la question cruciale de savoir comment les artistes vont faire pour mĂȘme continuer Ă  utiliser ces rĂ©seaux si leurs propos sont susceptibles d’y ĂȘtre censurĂ©s ? Pire encore, comment utiliser de telles plateformes lorsque l’existence-mĂȘme d’artistes minorisé·es est autorisĂ©e Ă  y ĂȘtre niĂ©e ?

Est-il encore possible de promouvoir son projet sur Instagram ou Threads (Facebook est dĂ©jĂ  moins utilisĂ© aujourd’hui) lorsqu’on est femme, LGBTQIA+, racisé·e, gros·se, handi, qu’on souffre d’addiction ou de problĂšmes de santĂ© mentale ou tout simplement qu’on est considĂ©ré·e comme ayant un discours ‘woke’ (en d’autres termes, lorsqu’on n’est pas d’extrĂȘme droite) ?

Comment s’assurer que les profils de ces artistes ne seront pas, au mieux invisibilisé·es par les algorithmes, au pire encore plus violemment exposé·es Ă  de la haine en ligne et du cyberharcĂšlement, que les rĂ©seaux sociaux ont fait exploser sans jamais parvenir Ă  les contenir et les sanctionner ?

Algos partout, libertĂ© d’expression nulle part.

Mais la diffĂ©rence aujourd’hui est la dimension gĂ©opolitique et impĂ©rialiste de ce sĂ©isme.

Nous sommes les victimes collatĂ©rales d’un jeu sadique et cynique, politique et idĂ©ologique, commercial et peu original qui se joue Ă  mille lieues au-dessus de nos tĂȘtes.

Et ce jeu inique est imposé par des hommes blancs riches et américains qui jouent leur propre version de Hunger Games.

En tant qu’utilisateur·ices, nous ne faisons donc pas partie de l’équation : nous avons Ă©tĂ© informé·es, c’est tout. Nous avons dĂ©jĂ  basculĂ© dans une nouvelle Ăšre. Le nouveau paradigme est un fait accompli : les changements sont dĂ©jĂ  effectifs.

MĂȘme si rien ne va dans le message de Mark Zuckerberg (vraiment rien), il est parfaitement inutile de perdre du temps Ă  essayer de dĂ©crypter ses motivations.

Car le pourquoi du comment n’est plus le sujet : c’est une distraction.

Une de plus.

La seule chose qui reste Ă  faire pour chacun·e d’entre nous est de se demander ce qu’on fait ce putsch qui menace aussi bien la libertĂ© de crĂ©ation des artistes que nos libertĂ©s fondamentales Ă  toustes : est-ce qu’on l’accepte?

Et si la réponse est non, comment agir ?

Voici quelques pistes, que j’applique moi-mĂȘme au quotidien :

  • Prioriser notre temps et ne le consacrer qu’à des choses ou des personnes qui partagent nos valeurs et nous font (et nous veulent) du bien : les algorithmes veulent nous Ă©garer sur les voies de la colĂšre et du chaos. C’est non.

  • Recenser tous les outils numĂ©riques qu’on utilise pour y trouver des alternatives europĂ©ennes Ă©ventuelles : cela assure que nos donnĂ©es seront stockĂ©es en Europe et nos droits fondamentaux protĂ©gĂ©s et non soumis au systĂšme amĂ©ricain – pour l’instant. (Par exemple, j’ai bien conscience que cette newsletter est actuellement hĂ©bergĂ©e sur Substack qui est un outil amĂ©ricain. On a Ă©videmment listĂ© des outils de recours si jamais il devenait nĂ©cessaire de changer
)

  • Penser une vraie stratĂ©gie Direct-to-Fan qui passe par des canaux permettant de rester en contact avec ses fans en dehors des rĂ©seaux sociaux : mail, tĂ©lĂ©phone et adresse postale si possible

  • PrĂ©parer un plan de secours en imaginant la maniĂšre dont on se retirerait, mĂ©taphoriquement ou de maniĂšre radicale, de ces plateformes si on dĂ©cidait de faire le grand saut en faisant levier de son capital existant (sa communautĂ© sur ces rĂ©seaux) pour la rediriger vers des espaces safe et sains que l’on maĂźtrise dans une temporalitĂ© qui nous convient

  • S’interroger sur notre rapport Ă  la publicitĂ© sur ces plateformes ainsi que notre rĂ©flexe d’y recourir systĂ©matiquement pour promouvoir un projet. Serait-il possible de rĂ©duire voire arrĂȘter de financer Meta ? Et si oui, comment et oĂč rediriger notre argent ?

Je sais à quel point il est vertigineux de prendre la mesure de ce qui est en train de se passer et de ce que ça implique pour l’avenir.

Mais c’est dans ces moments-lĂ  que les mots d’Alice Walker, Ă©crivaine et militante fĂ©ministe noire amĂ©ricaine, rĂ©sonnent fort : « “The most common way people give up their power is by thinking they don’t have any.” (« La maniĂšre la plus frĂ©quente dont les gens abdiquent leur pouvoir est de penser qu’il n’en ont aucun »)

Car chacun·e peut faire quelque chose, à son niveau. Ce sont les petits ruisseaux font les grandes riviÚres.

Alors certes, Winter is coming. Mais restons groupé·es : on est ensemble. ✊


💡LA RESSOURCE COMPLÉMENTAIRE D’EMILY

Si vous avez envie de poursuivre la rĂ©flexion (ou doomscroller, c’est selon), voici des newsletters et livres de personnes formidables qu’il ne faut pas hĂ©siter Ă  soutenir, Ă  savoir :

  • “Blood in the machine”, Brian Merchant, une newsletter sur l’IA, la Silicon Valley, le travail et le pouvoir

  • « The Tech Coup », Marietje Schaake, 2024 (Princeton University Press), par une ancienne dĂ©putĂ©e europĂ©enne spĂ©cialisĂ©e dans les enjeux gĂ©opolitiques du numĂ©rique

  • “Technopolitique”, Asma Mhalla, 2024 (Les Ă©ditions du Seuil), qui explore la maniĂšre dont les Big Tech ont redĂ©fini les jeux de pouvoir entre nations, interviennent dans la guerre et (re)tracent les frontiĂšres de la souverainetĂ©.

  • “Algorithms for the People: Democracy in the Age of AI” , Josh Simons, 2023 (Princeton University Press) qui, plutĂŽt que d’explorer l’impact de l’IA sur la dĂ©mocratie, s’interroge sur la maniĂšre de (re)mettre la dĂ©mocratie au cƓur de la gouvernance de l’IA.

  • “Ce qu’il reste de nos rĂȘves », Flore Vasseur, 2021 (Pocket) qui revient sur les parcours et message d’Aaron Swartz, gĂ©nie de la tech qui avait tout vu et tout compris des enjeux actuels avant tout le monde.

Bonne lecture


🎧 Écouter les tips de Clara en version audio

Les rĂ©solutions de dĂ©but d’annĂ©e sont faites pour ĂȘtre abandonnĂ©es. Mais si vous ne devez en garder qu’une seule, ce serait celle de programmer vos posts sur les rĂ©seaux sociaux.

Alors oui, je conçois que mes tips sont en complet dĂ©calage avec les propos d’Emily (que je partage Ă  2000% Ă©videmment). Et en mĂȘme temps, pas tant que ça


Car tout ce qui est fait n’est plus à faire. Programmer vos posts permet :
1/ de commencer Ă  s’éloigner des rĂ©seaux de Meta (et les autres aussi). On programme les posts nĂ©cessaires Ă  sa visibilitĂ© et on s’en va.
2/ de vous obliger à avoir un planning éditorial et de vous y tenir (a minima, les urgences et les envies spontanées ne sont pas à négliger évidemment).
3/ d’enlever cette tĂąche de fond permanente dans votre cerveau de ‘je dois poster’, ‘je n’ai pas postĂ©, ‘je ne sais pas quoi poster’ qui prend de l’énergie. On le fait une fois et c’est bon.
4/ de prendre le temps de fignoler ses posts : emojis, tags, rĂ©glages des sous-titres, etc. Certain·es travaillent bien dans l’urgence, mais avouez que c’est plus confortable d’avoir l’espace temporel et mental de penser Ă  tous les dĂ©tails.

Passons Ă  la technique. On fait comment ?

Une prĂ©caution en amont : ces recommandations ne valent que pour les posts (texte, photo, vidĂ©o, Reel) et non pour les Stories (Facebook, Instagram, TikTok). S’il est possible techniquement de les programmer, les fonctionnalitĂ©s qui font leur saveur (texte, musique, sticker, etc.) ne sont pas disponibles
 Enfin, les Ă©vĂ©nements (Facebook ou LinkedIn) ne sont pas concernĂ©s non plus.

  • Sur Facebook
    Meta Business Suite est votre ami. Disponible gratuitement sur ordinateur (via ce lien) ou via l’application mobile Ă©ponyme (iOS & Android), vous pouvez programmer tous vos posts depuis ce mĂȘme endroit. Bonus, vous y retrouvez aussi la gestion des commentaires et messages, vos statistiques, un espace dĂ©diĂ© aux publicitĂ©s


  • Sur Instagram

    A savoir : il faut avoir un compte professionnel.
    Deux maniĂšres :
    – Directement sur l’application mobile. AprĂšs avoir fait votre post, vous cliquez sur ‘ParamĂštres avancĂ©s’ juste au-dessus du bouton ‘Publier’. Et excellente nouvelle đŸ”„ : il est dĂ©sormais possible de programmer un post en collaboration ! Vous retrouvez ensuite vos posts programmĂ©s Ă  cĂŽtĂ© de vos brouillons.
    – Sur Meta Business Suite encore, si vous avez reliĂ© votre compte Instagram Ă  votre page Facebook. Avantage : vous pouvez rĂ©diger votre publication une fois et cliquer sur ‘Personnaliser la publication pour Facebook et Instagram’ si vous souhaitez faire la mĂȘme publication sur ces deux rĂ©seaux (avec les ajustements nĂ©cessaires.) InconvĂ©nient : certaines fonctionnalitĂ©s comme la collaboration, l’ajout de musique et l’ajout de rappels ne sont pas disponibles.

  • Sur TikTok
    Vous pouvez programmer sur la version ordinateur, en cliquant sur ‘TĂ©lĂ©verser’ en haut Ă  droite. Attention, certaines fonctionnalitĂ©s ne sont pas dispo comme les filtres ou la gĂ©nĂ©ration de sous-titres. Idem, privilĂ©giez les vidĂ©os dĂ©jĂ  montĂ©es pour plus de souplesse. A noter : l’application TikTok Studio devrait permettre incessamment sous peu de programmer depuis son mobile (la fonctionnalitĂ© n’est pas encore ouverte en France).

  • Sur LinkedIn

    Directement depuis l’app mobile ou la version desktop. Je n’ai rien d’autre Ă  ajouter : que ce soit pour votre profil perso ou une page entreprise, toutes les fonctionnalitĂ©s sont lĂ  !

  • Bonus
    Si vous gĂ©rez plusieurs comptes/pages, des outils tiers existent pour programmer en un seul endroit sur plusieurs plateformes. La plupart sont payants et trĂšs chers, donc Ă  n’utiliser que si vous ĂȘtes community manageur·euses et que vous gĂ©rez plein de comptes. Mais je peux vous en conseiller deux, qui ont des options gratuites :
    Metricool : le nom est super, c’est en français, c’est trĂšs facile d’utilisation, et vous avez des analytics assez dĂ©taillĂ©es. Attention par contre sur la gestion des mentions, qui n’est pas toujours optimale.
    Buffer : je l’utilise depuis 10 ans et j’ai donc une petite faiblesse pour l’outil
 Il permet notamment d’avoir des crĂ©neaux de publication prĂ©-dĂ©finis et de prĂ©parer un post pour plusieurs rĂ©seaux en mĂȘme temps. Mais il est en anglais et la gestion des mentions est catastrophique.

S’il y a donc une bonne rĂ©solution Ă  prendre cette annĂ©e, c’est bye bye la charge mentale ! 👋


🎧Écouter le dĂ©cryptage d’InĂšs en version audio

Le format album est toujours au cƓur de l’industrie musicale, mais aujourd’hui, on peut se demander s’il est toujours indispensable de sortir des albums au lieu de se concentrer sur une stratĂ©gie de singles.

Pour les artistes indĂ©pendant·es, sortir des singles est souvent une option plus rentable et flexible notamment parce que produire un album reprĂ©sente un coĂ»t Ă©levĂ©, rarement rentable. En 2017, par exemple, 90 % des albums produits n’ont pas atteint leur seuil de rentabilitĂ©. C’est pour cela que miser sur des singles permet d’investir progressivement et de rester rĂ©actif·ve face Ă  un public habituĂ© Ă  une consommation rapide et de plus en plus fragmentĂ©e.

Avec le nombre toujours plus excessif de sorties, le public Ă  tendance Ă  moins prendre le temps d’écouter des albums dans leur intĂ©gralitĂ© pour se concentrer davantage sur des titres marquants ou des featurings accrocheurs. C’est d’ailleurs pour ça que certain·es artistes ont commencĂ© Ă  masquer le nom des featurings prĂ©sents sur leurs albums pour inciter le public Ă  vraiment dĂ©couvrir le projet global et vivre l’expĂ©rience telle qu’elle est censĂ©e ĂȘtre partagĂ©e (c’était par exemple le cas de Green Montana, avec son dernier album “Saudade”).

Pour un·e artiste Ă©mergent·e, les singles reprĂ©sentent aussi une porte d’entrĂ©e stratĂ©gique pour intĂ©grer des playlists Ă©ditoriales en plein essor, multiplier les prises de parole, et s’aligner avec la logique des algorithmes qui valorisent la rĂ©gularitĂ© des sorties.

Cependant, l’album reste un pilier pour construire une carriĂšre durable, car il est encore perçu comme un « cap Ă  franchir » et une Ă©tape clĂ© dans le dĂ©veloppement d’un·e artiste.

MalgrĂ© le fait que les albums soient moins rentables, le poids commercial qu’ils peuvent reprĂ©senter aujourd’hui n’est pas nĂ©gligeable. Il faut aussi prendre en compte le genre musical, parce que si on a parfois l’impression que le streaming tend Ă  devenir le mode de consommation prĂ©dominant, il existe encore beaucoup de personnes qui n’utilisent pas YouTube ou Spotify pour Ă©couter de la musique et qui continuent d’acheter des CD et des vinyles.

Alors certes, le pourcentage de ventes physiques diminue, mais selon le genre musical, sortir un album physique a encore toute son importance. En 2023, une Ă©tude de MIDiA Research a rĂ©vĂ©lĂ© que les fans dĂ©pensent en moyenne 25% de plus en produits dĂ©rivĂ©s lors de la sortie d’un projet complet. Certains genres, comme le rock, le jazz ou la musique classique, maintiennent une forte attache aux supports physiques, ce qui peut ĂȘtre plus compliquĂ© Ă  assurer avec uniquement des singles.

Pour construire une carriĂšre aujourd’hui, il n’est plus indispensable de produire un album, mais cela reste trĂšs intĂ©ressant pour permettre Ă  un·e artiste de marquer son univers avec une vraie expĂ©rience complĂšte, autant pour les professionnel·les que pour les fans, qui estiment Ă  62 % qu’un album offre une expĂ©rience plus immersive et authentique, renforçant leur connexion avec l’artiste.

MĂȘme si le sentiment de devoir ĂȘtre omniprĂ©sent·e se dĂ©veloppe chez les artistes, prendre le temps de crĂ©er et dĂ©fendre un album peut ĂȘtre tout aussi bĂ©nĂ©fique. Et sortir un album ne signifie pas ĂȘtre prĂ©sent Ă  un moment puis disparaĂźtre juste aprĂšs, parce qu’ il existe de nombreux moyens de capitaliser sur une sortie : en amont, avec des singles teaser ou des EPs, ou aprĂšs, avec des focus tracks, des clips, du live, ou encore des versions revisitĂ©es



🎧Écouter la chronique de Lila en version audio

“LONG TIME NO SEE” c’est le premier album d’Arielle et je ne sais pas quoi lui dire mise à part : Merci !

J’ai dĂ©couvert Arielle sur TikTok avec sa chanson “something might happen in the end” et je suis tombĂ©e folle amoureuse de son projet. Vous mĂ©langez les voix de Lizzy McAlpine et Olivia Rodrigo, vous rajoutez les instrus de Gracie Abrams et les justesse des paroles de Conan Gray et ça vous donne l’énorme cĂąlin de douceur qu’est Arielle. Je suis heureuse de pouvoir commencer 2025 avec ce projet dans mes oreilles et je vous conseille fortement d’aller le streamer, ça fait du bien d’avoir une artiste française qui chante en anglais avec ce style amĂ©ricain folk qu’elle maĂźtrise Ă  la perfection.

Il faut la suivre de trĂšs prĂšs car elle a Ă©normĂ©ment de potentiel et j’ai hĂąte de la voir monter de plus en plus haut.

Gros coup de cƓur pour le single “something might happen in the end”, un petit bonbon au miel pour les oreilles.

💡LA RESSOURCE BONUS DE LILA

Bonne écoute !


L’Ă©clectisme est au cƓur de notre quotidien, que ce soit Ă  travers nos goĂ»ts musicaux ou les artistes que nous accompagnons. Dans cette rubrique, nous partagerons chacune le titre qui a marquĂ© notre mois.


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